QUARTIER 3, DESTRUCTION TOTALE — Jennifer Haley

+ Quartier 3, destruction totale - Entre thriller et film d’horreur par Catherine Makereel - LE SOIR

"Construite en une série de scènes courtes, elliptiques, rapides comme des secousses, sommaires comme des décharges électriques, la pièce trouve dans la mise en scène d’Olivier Boudon un habillage impeccable, rigoureux, qui joue lui-même avec les écrans pour mieux nous déstabiliser. Incarnés par une distribution impeccable, tous les personnages de cette histoire nous parviennent derrière le filtre de projections évoquant des détails de leur cadre résidentiel. Une maison, un jardin, une allée. Est-on dans la vie ou dans le jeu ? Dans le réel ou le virtuel ? Les parents, obsédés à l’idée d’être conformes aux attentes des voisins et aux règles édictées par l’Association du Quartier ne deviennent-ils pas, de fait, des zombies aux yeux de leurs ados d’enfants ?
Si certains verront dans cette pièce un message accablant sur la nocivité des jeux vidéo, leur glorification de la violence et les leurres de la réalité virtuelle, d’autres y verront un objet artistique déroutant, un thriller bien ficelé qui vaut les plus addictives séries américaines."
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+ Thriller derrière l'écran par Didier Béclard - L'ECHO

"Plus que le jeu vidéo lui-même, ce sont les rap ports humains induits par le flou qui sépare l’uni vers virtuel de la vraie vie qui sont au coeur du question ne ment de la pièce. Jusqu’où s’étend notre responsabilité dans l’évolution de nos enfants, où se situe la limite dans la liberté que nous devons consentir pour qu’ils s’épanouissent, quand est-il trop tard, quand allons-nous trop loin dans la déresponsabilité, dans la culpabilité?
Les quatre comédiens déroulent ce puzzle apocalyptique avec conviction et détermination, à un point que l’on est tout surpris qu’ils ne soient que quatre – au total, ils jouent pas moins de 16 rôles – sur scène tant leur palette est riche et leur présence forte. L’ambiguïté entre réalité et virtualité est troublante jusqu’au coup de théâtre final."
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+ Quartier 3, un parfum de "Black Mirror" au Théâtre de Poche par Alain Lorfèvre - LA LIBRE BELGIQUE

"C’est moins le jeu vidéo qui importe que son impact sur les relations humaines ou son caractère révélateur. L’origine de la pièce transparaît dans les idiosyncrasies sociales, caractéristiques d’une banlieue américaine blanche, avec comité de quartier, desperate housewives, père divorcé workaholic, ados déjà névrosés, voisin louche. Si loin, mais si proche, pourtant - notamment par l’influence de ces nombreuses séries auxquelles la pièce fait immanquablement écho.
On restera circonspect quant au constat - qui tend vers un parti moral et discutable, car non vérifié, sur les sources réelles de la violence - pour apprécier la dimension ludique du matériau et sa source potentielle d’un débat entre les principaux intéressés, qui se reconnaîtront immanquablement ici ou là."
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+ Chronique de Catherine Makereel à la RTBF

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